

J’adore le vélo. Vraiment. C’est sûrement ce que je préfère au monde, juste après les échecs. Ou juste avant, ça dépend des jours.
Ce que j’aime, c’est la vitesse. On pédale, on pédale, et à un moment, le vélo prend le relais : on n’a presque plus besoin de forcer, ça file tout seul. Le vent passe sur la figure, les arbres défilent sur les côtés, et on a l’impression que rien ne peut nous arrêter. C’est un sentiment de puissance. Comme si j’avais des ailes. Des ailes avec un guidon et deux roues, mais des ailes quand même.
Sur la piste, il y a des virages. Les virages, c’est le meilleur moment : il faut se pencher juste ce qu’il faut, pas trop, sinon c’est la chute, pas assez, sinon on sort de la piste. Je commence à bien maîtriser.
Cassandre aussi fait du vélo maintenant, et elle va vite. Mais bon. Moi, j’ai trois ans d’avance. Il faudra qu’elle s’entraîne encore un peu.
— Gabriel
